Une politique anti-automobile chaotique

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L’automobile, c’est la liberté. Vouloir décider ce qui doit être acheté et effectuer manipulations, incitations, ou punitions ne peut conduire qu’à une dictature larvée. Loïk Le Floc Prigent (expert en énergie).

NDLR : Cet article édifiant de Loïk Le Floch Prigent, dénonce bien les campagnes actuelles contre l’automobile. Qui vont jusqu’à diffuser des fake news avec des chiffres trafiqués (WWF). Et reprisent par les exécutifs (nationaux et communaux). Certains médias, des associations sectaires et nombre de pseudo influenceurs qui se cachent derrière le masque de l’écologie.

Que penser sur l’automobile ?

Dans un entretien au JDD, Carlos Tavarès PDG de PSA et futur dirigeant de Stellantis. Résultat de la fusion avec Fiat Chrysler, pointe du doigt l’incohérence de la politique des responsables français. À l’égard de son secteur et évoque sans fards le puissant lobby anti-automobile agissant dans notre pays.

La liberté de mouvement :

Les mesures imaginées par les uns et les autres. Union européenne, gouvernements et métropoles, ignorent superbement l’existence des consommateurs. « Le patron c’est le client » disait François Michelin. Pour lui, la liberté de mouvement était essentielle.

On peut comprendre que celle-ci doive être modérée par les nécessités de la vie en société. Mais que les dirigeants n’aient à l’esprit que de l’entraver et la punir. Qu’ils veuillent non seulement guider leurs choix mais les ordonner est incontestablement liberticide. Et le symbole de régimes voulant pratiquer une autorité sur des sujets dont ils peuvent imaginer garder le contrôle alors qu’ils l’ont perdu pour de plus importants.

Quel paradoxe ! S’occuper de façon prioritaire des automobilistes alors que le fameux vivre ensemble n’est plus qu’une illusion. Qu’ils ne savent plus comment y revenir !

La révolte des Gilets jaunes a démarré avec la proposition d’augmentation des taxes sur le carburant, le 80 km/heure et l’attaque frontale contre le diesel. La moitié de la population française était ainsi oubliée par des décisions liées exclusivement aux métropoles.

Nos élus et l’automobile :

Les parlementaires et élus divers qui continuent à taper sur les hydrocarbures devraient s’en souvenir. Que ce n’est pas l’effritement des manifestations provoqué essentiellement par leur accaparement par les black blocs urbains qui doit faire oublier les problèmes ainsi posés. Le peuple des petites villes et des campagnes reste attaché à son diesel et à sa voiture.

Pendant que les maires des grandes villes souhaitent voir se répandre les voitures électriques. Le client urbain a voté pour le SUV thermique au grand dam de l’écologie politique. Mais la politique du vélo et de la trottinette a plutôt découragé les habitants d’acquérir un véhicule quel qu’il soit, sauf ceux les résistants qui achètent le véhicule impie.

L’automobile : toujours plus de limites :

Maintenant on voudrait limiter la publicité afin d’inciter au changement de propulsion. Mais si nos concitoyens avaient aussi le droit de choisir et s’ils avaient suffisamment de sens critique pour résister à la manipulation ?

On apprend maintenant qu’on réfléchit à une taxe sur le poids du véhicule qui bénéficierait ainsi d’un malus élevé ; mais les véhicules électriques et hybrides, aidés par ailleurs par un bonus, échapperaient-ils à cette nouvelle taxe ? Est-ce que tout cela ne montre pas que les interventions de l’État, des municipalités, mal pensées, mal exécutées, mal anticipées, ne résistent pas à la volonté individuelle de faire des choix et à mesure qu’on veut les dicter, à poser des actes de résistance.

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