La F1 : Naissance de la formule 1 dans le sport automobile

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La F1

La Formule 1, appelé “F1”, représente une discipline de sport automobile  considérée comme la catégorie la reine de ce sport. L’idée d’organiser des courses automobiles en circuit fermé revient au journaliste britannique John Gordon Bennett. Qui imagina en 1899 une course internationale, limitée à trois voitures par pays : la Coupe Gordon-Bennett.

Naissance des « grands prix » de F1 :

Le Grand Prix de l’Automobile Club de France naît en 1906. Le premier circuit spécialement destiné à la course automobile est construit à Brooklands (Surrey) en 1907. Le circuit d’Indianapolis est inauguré le 15 septembre 1909. La première édition du Grand Prix de France, organisé par l’Automobile Club de l’Ouest, se déroule le 29 juillet 1911. De nouveaux grands prix voient le jour : Italie, 1922 ; Belgique, 1926 ; Grande-Bretagne et Allemagne, 1928 ; Monaco, 1929 ; les 500 miles d’Indianapolis, épreuve qui cautionne le caractère mondial du championnat.

Naissance de la FIA

Après la seconde guerre mondiale, les divers organismes vont se regrouper au sein de la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Qui, en 1946, remplacera l’Association internationale des automobiles clubs reconnus. En 1948, la commission sportive de la FIA décide de la création de trois formules :

  • Une Formule internationale 1 (F1) pour les grands prix ;
  • la Formule 2 (F2) pour les cylindrées moyennes ;
  • la Formule 3 (F3) pour les petites cylindrées.

En 1949, la FIA décide d’organiser l’année suivante un Championnat du monde des conducteurs qui adopte les règlements techniques et sportifs de la Formule 1. Le championnat se déroule en six Grands Prix en Europe de l’Ouest, plus la course de l’Indianapolis 500. L’Alfa Romeo 158 (une voiture dont la conception remontait à 1937), remportera la première épreuve. Conduite par le vétéran italien Giuseppe Farina qui deviendra le premier Champion du monde de F1.

Arrêt de la Formule 1 :

Dés 1952, le retrait d’Alfa Romeo plonge les organisateurs du championnat dans le doute : le plateau des Grands Prix risque de devenir squelettique. En effet, en Angleterre, le projet BRM à moteur à 16 cylindres en V tarde à venir. En France, Talbot n’a pas investi pour remplacer ses monoplaces. Gordini vient de perdre le soutien de Simca. Une épreuve de Formule 2 : La solution va être dictée par les organisateurs français de Grands Prix (Pau, Marseille, Reims…) qui se sont regroupés pour mettre sur pied un « Trophée des Grands Prix de France » disputé sur huit épreuves et réservé aux Formule 2. Ferrari y inscrit trois voitures officielles, Gordini dispose d’une Formule 2 inédite et l’écurie HWM29 est également engagée. La commission sportive internationale reprend cette idée à son compte et décide que les championnats du monde 1952 et 1953 se disputeront selon le règlement technique de la Formule 2.

Vers une internationalisation de la F1 :

La saison 1953 débute par le Grand Prix d’Argentine, première épreuve non européenne, (les 500 miles d’Indianapolis exceptés). Le Grand Prix du Maroc fera une courte apparition en 1958. Puis le Grand Prix des États-Unis entrera au calendrier en 1959. Les monoplaces au « petit cheval cabré » remporteront quatorze des seize manches des championnats 1952 et 1953, permettant ainsi à Alberto Ascari de devenir double champion du monde de la discipline. Il gagne également sept Grands Prix de F1 consécutifs.

Le retour de la F1 :

En 1954, retour des monoplaces de Formule 1. La cylindrée maximale autorisée passe de 2 à 2,5 litres. Cette décision ne fait pas fuir les petits artisans mais attire deux prestigieux constructeurs. Mercedes-Benz et Lancia avec comme motorisations des V8. Pour Lancia, des 8 cylindres en ligne, pour Mercedes-Benz des 6 cylindres en ligne. Pour Maserati et Ferrari 4 des cylindres en ligne. Les saisons 1954 et 1955 sont largement dominées par Mercedes-Benz, ce qui permet à Fangio de décrocher deux titres mondiaux de plus. La décision de Mercedes-Benz de quitter la compétition fin 1955, en partie motivée par un drame aux 24 Heures du Mans, et la cession par Lancia de ses prometteuses D50 à Ferrari permettent de revenir aux duels Ferrari/Maserati.

Les « Garagistes » en F1:

La physionomie du championnat du monde change brutalement en 1958 lorsque les constructeurs britanniques, qui jusque-là faisaient surtout de la figuration, touchent enfin les fruits de leur travail de fond. La première Coupe des constructeurs revient à Vanwall, tandis que Cooper crée la sensation en faisant triompher, via le Rob Walker Racing à Buenos Aires et à Monaco une monoplace à moteur central arrière mue par un moteur Coventry Climax de 2 litres qui rendait plus de cent chevaux à la concurrence. En 1961, pour freiner l’escalade des performances, la cylindrée maximale des Formule 1 passe de 2,5 à 1,5 litre, reprenant la réglementation technique de la Formule 2.

Changement de réglementation :

En 1966, un nouveau changement réglementaire prendra place. Il repasse la cylindrée maximale à 3 litres, l’objectif étant de refaire de la Formule 1 la discipline reine du sport automobile. Statut contesté par les puissants prototypes du championnat du monde des voitures de sport. La puissance croissante des moteurs (plus de quatre cents chevaux) commence à causer des problèmes d’adhérence aux monoplaces. Dans ce contexte apparaissent au Grand Prix de Belgique 1968 les premiers ailerons.

La progression rapide des performance ne sera pas sans conséquence sur le taux de mortalité des pilotes. La conséquence représentera la période la période la plus noire de la Formule 1 (Fin des années 1960 – début des années 1970), et provoquera de nombreuses modifications sur les voitures et sur l’organisation des courses.

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