Opel, un mariage franco-allemand (Simca-Opel-GM) “envisagé” depuis 1901 !

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Des Opel légendaires

Opel, une entreprise allemande fondée en 1862. Par un entrepreneur visionnaire : Adam Opel qui commença par fabriquer des machines à coudre (une nouvelle invention), puis des vélos (1886) et des motos (autres innovations récentes). Avant de s’atteler à l’automobile (une nouvelle invention à fort intérêt chez les entrepreneurs de l’époque).

La famille Von Opel :

À la fin du XIXe siècle, le nouveau créneau à la mode devient l’automobile. En 1899, la marque achète une licence de production et une usine à Friedrich Lutzman, et commence la production d’automobiles avec la Opel Patent Motor Car, System Lutzmann. Adam Opel se maria en 1868 avec Sophie Marie Scheller. Connaissant la langue française, elle lui sera d’une aide précieuse lors de ses futures négociations à Paris. C’est elle qui se chargera de la gestion de l’entreprise. Les 5 frères (fils d’Adam Opel) étaient conscients que la fabrication de leurs automobiles ne pouvait pas s’adapter à la grande série. Le constructeur accusait là un retard par rapport à ses concurrents français et rompit le contrat signé avec Lutzmann pour s’associer avec le français Alexandre Darrracq,

Les premières productions auto d’Opel :

Adam Opel s’associera plus tard avec l’américain General Motors (GM) de 1929 à 2017. Puis fera partie du groupe PSA Peugeot-Citroën de 2017 à 2021, et enfin du groupe Stellantis depuis 2021.

Depuis 1898, Wilhelm, l’un des frères) se rendait régulièrement à Detroit pour observer les constructeurs américains, notamment Henry Ford avec qui il entretenait des rapports étroits. La production de 19 000 Ford T impressionnait Opel. En 1909, les frères décidèrent de diminuer le nombre de modèles différents en fabrication, et de standardiser au maximum les pièces afin de les rendre universelles.

Développement des voitures Opel :

En 1911, un grave incendie détruisit la partie ancienne du complexe industriel. Par conséquence, la fabrication des machines à coudre s’arrêtera après la production d’un million d’unités. En 1914, avec une production annuelle de 3 335 véhicules, Opel devient le numéro un de l’automobile allemande. Avec une gamme de 23 modèles. Jamais la gamme n’a été aussi complète ; elle comprend dix-neuf berlines et quatre voitures de sport. Le constructeur allemand se lancera aussi dans les camions (et deviendra le principal fournisseur en camions pour la Wehrmacht).

L’homme-fusée. En mai 1928, Fritz von Opel, petit-fils du fondateur, bat un record de vitesse devant 3000 spectateurs sur le circuit de l’Avus près de Berlin. Au volant d’un prototype propulsé par 24 fusées à poudre, il atteint 238 km/h et inaugure l’ère de la propulsion à réaction. La marque tentera dans la foulée d’adapter ce type d’installation sur un avion.

Une nouvelle production :

En 1924, Opel investit un million de marks-or dans la modernisation de sa production automobile et devient le premier constructeur allemand à passer à la production à grande échelle grâce à l’introduction de la construction à la chaîne. Cela ouvre la voie à la production en très grande série. À partir de 1925, les châssis en acier remplacent peu à peu ceux en bois. Des presses hydrauliques réalisent les panneaux de carrosserie en quelques secondes. Grâce à la toute nouvelle technique de soudure par points. Les techniques de mise en peinture sont également révolutionnaires. En 1990, Opel est le premier constructeur européen à lancer le travail en équipes à grande échelle. Une équipe était composée de six à douze ouvriers.

Les alliances d’Opel :

En raison de nombreuses erreurs stratégiques qui entraînent des pertes cumulées de 15 milliards de dollars pour la maison-mère depuis 2000, General Motors cède le 6 mars 2001, la direction de sa filiale allemande Opel à PSA Peugeot-Citroën. En janvier 2021, la marque rejoint le groupe Stellantis, suite à la fusion des groupes PSA Peugeot-Citroën et Fiat Chysler Automobiles (FCA).

Certains analystes se demandent si le groupe français n’a pas eu les yeux plus gros que le ventre ?

  • au coût du rachat de 1,3 milliard d’euros s’ajoute ;
  • le poids du déficit chronique du constructeur (dans le rouge pour la seizième année consécutive) ;
  • le prix des années à patienter, le temps que de nouvelles synergies génèrent les économies attendues.

Après le succès, le déclin :

Son leadership s’atténuera ensuite avec la montée d’autres groupes. Mais c’est dans les années 1990 que la marque connaîtra réellement le déclin :

  • La marque « à l’éclair » va très vite devenir ringarde pour la clientèle haut-de-gamme, ou trop chère pour la clientèle populaire ;
  • General Motors n’a jamais vraiment eu de réelle stratégie pour Opel ;
  • Le manque d’investissement ;
  • L’absence du constructeur sur le segment fulgurant des SUV… jusqu’à l’arrivée du modèle Mokka ;
  • La crise des subprimes précipita les marchés automobiles américains et européens dans une grave crise de volume.
  • Le gouvernement allemand s’impliquera dans les discussions, allant jusqu’à proposer une importante subvention afin de sauver l’entreprise allemande.

Les Opel « voitures de l’année » :

Cinq véhicules ont été couronnés par le Trophée européen de la voiture de l’année, considéré comme le prix le plus prestigieux en Europe :

  • 1985 – Opel Kadett
  • 1987 – Opel Omega
  • 2009 – Opel Insignia
  • 2012 – Opel Ampera
  • 2016 – Opel Astra K

Des anciens modèles historiques :

La Kadett. Apparu en 1937, le modèle le plus populaire de la marque inspira à l’époque Renault pour sa Juvaquatre. La production de la Kadett fut interrompue par la guerre et ne reprit qu’en 1962. Elle connut cinq générations successives. Produite à plus de dix millions d’exemplaires. Une version luxueuse Kadett B Olympia sera commercialisée ;

L’Olympia, une automobile compacte, construite de 1935 à 1953.

  • Le nom Olympia fut utilisé pour la première série type 1923 ;
  • Puis une série construite de 1935 à 1937 ;
  • Une seconde produite de 1938 à 1949 ;
  • Une troisième de 1950 à 1953 ;

Aussi vendue, une Olympia Record produite de 1953 à 1957

L’Opel GT, une voiture de sport produite de 1968 à 1973. Sa ligne rappelle incontestablement la Corvette.

L’Opel Astra, une voiture compacte, coupé et break produite depuis 1991. L’Astra remplace l’Opel Kadett.

L’Opel Campo, un pick-up produit par la marque Opel de 1991 à 2001. C’est la version européanisée de l’Isuzu Faster et il est basé sur la plate-forme de l’Opel Frontera.

L’Opel Rekord, une familiale, routière produit sous huit générations par le constructeur automobile allemand Opel. Entre l’été 1953 et 1986, environ 10 millions de véhicules furent vendus.

Des modèles plus récents :

La Tigra, un coupé très compact conçu et assemblé par le constructeur allemand partageant une base commune à la Corsa B. Ce modèle original a été produit de 1994 à 2001, puis le nom a été repris pour un coupé cabriolet en 2004.

Opel Vectra

Les Vectra (pour l’Europe), des automobiles du segment M2 produites par General Motors sous les marques :

  • Vauxhall pour le Royaume-Uni.
  • Holden pour l’Australie.
  • Chevrolet pour l’Amérique latine.
  • Saturn (automobile) pour l’Amérique du Nord.

Le Zafira, un véhicule de type monospace dont la première génération est sortie en janvier 1999, la deuxième en 2005 et la troisième, nommée Zafira Tourer en 2011. Une déclinaison plus imposante du Zafira, appelée Zafira Life, sort en septembre 2019 : le cousin des Citroën SpaceTourer, Peugeot Traveller et Toyota ProAce Verso.

Concept du futur Opel Monza

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