BMC Mini, « Tout est Mini dans notre vie »

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BMC Mini

La Mini, appelée aussi Morris, Minor Austin, Seven, Rover, Wolseley (avec un coffre plus grand), Innocenti (Italie), Authi (Espagne). Elle correspond à une voiture d’entrée de gamme, conçue par BMC (British Motor Corporation). Afin de faire face à la crise du canal de Suez (1956) et du rationnement du pétrole.

Une version Wolseley de la Mini

Création des premières Mini

Alec Issigonis, qui apprécie les Citroën et leurs idées, choisit une orientation « tout à l’avant ». Le choix du moteur de la Morris Minor 850 fera gagner du temps de conception. La révolution sera de mettre la boîte de vitesses sous le moteur en position transversale, le carter moteur et celui de la boite de vitesse partageant la même huile. Avec le choix de mettre des petites roues de 10 pouces, solution elle aussi novatrice. Le véhicule consacre ainsi, 80 % de sa longueur à loger ses occupants et leurs bagages. Au début jugé trop spartiate et trop chère, ce modèle sera boudé par le grand public.

Stratégie de communication :

l’or se barre

Les participations au Rallye de Monte Carlo de 1960 à 1968, (la victoire de Hopkirk en 1964) s’ajoutant à une politique People avec les Beatles (qui recevront chacun un exemplaire en cadeau), Brigitte Bardot, (qui déambulera au volant, dans les rues de St Tropez. Jacques Dutronc chante « Mini Moke et minijupe, tout est Mini dans notre vie ». Ainsi que dans le film « l’or se barre » ou des Mini se montreront très habiles. Peut être le meilleur film promotionnel de l’Histoire de l’Automobile

Mini Cooper

John Cooper, créateur de la Formule 1 à moteur central, parie sur la Mini aux fins d’une vocation sportive : la voiture est extrêmement maniable et légère, seules manquent de la puissance et la fiabilité.

En 1965, la gamme Cooper S s’étant enrichie du nouveau moteur de 1 275 cm3 et 90 chevaux, BMC engage pas moins de six Mini au rallye de Monte-Carlo, quatre en catégorie Tourisme et deux en Grand Tourisme ou Groupe III (comprenant plusieurs améliorations : allègements de carrosserie, vitres en Perspex, etc.) avec l’ambition non dissimulée de rafler la mise dans chacun des différents classements.

Mini Cooper S

Anecdote perso :

En 1965-1966, j’ai possédé une Cooper S “préparation usine” Monte Carlo. Quel pied de slalomer dans les encombrements sur les Champs Élysées, sur les grands Boulevards comme sur une piste de ski !!! C’était idiot, mais c’était une autre époque.

La Mini chez BMW :

En 1994, BMW prend le contrôle du Groupe Rover (alors constitué des marques Rover, MG, Mini et Land Rover). Mais six ans après, Rover continue à subir des pertes colossales et BMW décide de jeter l’éponge.

En 2000, BMW revend Rover, Le constructeur allemand BMW gardera seulement la marque Mini et l’usine d’Oxford, et il vendra maintenant une nouvelle version de la Mini. Les roues de 10 pouces d’origine seront remplacées par des 12 pouces (1984) (voire en option, de13 pouces au milieu des années 1990. Placées aux quatre coins de la carrosserie, elles permettent une habitabilité correcte pour quatre personnes, même si l’espace arrière se révèle un peu juste pour deux adultes.

Nlle version de la Mini

La version Mini Cooper S de BMW :

La cylindrée passe à 997 cm3, le taux de compression augmente. Deux carburateurs S.U. prennent place. Avec une modification de l’échappement. Le tout augmentant la puissance de 34 à 55 chevaux. Pour plus de sécurité, on procède également au remplacement des freins à tambours par des disques à l’avant, Cela procura à la petite boîte de 620 kg de très sérieux atouts. En 1962, la cylindrée passe à 1 071 cm3, la puissance à 70 chevaux et la vitesse de pointe à 160 km/h.

Les Cooper S au Monte Carlo :

L’année 1965 reste une année faste pour la Mini, qui remporte le Monte-Carlo, puis le Rallye de Finlande et le RAC Rally. En 1966, à l’arrivée un scandale éclate : dix voitures (dont 4 Mini). Les quatre premières, sont déclassées pour le motif d’éclairage non-conforme. On s’invective, et des noms d’oiseaux s’échangent entre écuries françaises et anglaises : BMC crie au complot et au coup monté. Les organisateurs restent stoïques, tout juste argumentent-ils sur les avantages procurés par le système d’éclairage à rhéostat des voitures anglaises… pourtant parfaitement cautionné lors des vérifications initiales.

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